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jeudi 19 septembre 2019 à 19h30

Soirée de présentation Féministes révolutionnaires

Soirée de présentation du collectif Féministes Révolutionnaires.

Rendez-vous le jeudi 19 septembre à partir de 19h30, dans le grenier de La Maison Café. La soirée sera suivie d'un collage dans les rues de Nantes

Aujourd'hui, en France, 1 femme sur 6 subit un viol ou une tentative de viol au cours de sa vie, 100% des femmes ont subi du harcèlement de rue, 2/3 des tâches ménagères sont effectuées par les femmes, 1 femme est tuée tous les 3 jours par son compagnon ou ex, les femmes voilées sont stigmatisées et mise à l'écart des espaces publics, les femmes ont un salaire inférieur aux hommes avec un écart de 20%.... Il faut aussi nommer les violences, agressions que subissent les personnes trans, homosexuelles dans leur quotidien ou au travail. La liste est encore longue pour démontrer qu'aujourd'hui, nous sommes encore loin de l'égalité, loin d'être reconnu-es.

Les grèves des femmes à l'international se sont multipliées ces dernières années et nous montrent que la lutte contre le patriarcat est de plus en plus visible et organisée. Partout et de plus en plus, les femmes et les minorités de genre sont en lutte. Nous comptons bien participer à ce mouvement.
Nous sommes en lutte, nous sommes fières, féministes, radicales et en colère !

Notre féminisme s'adresse à toutes les personnes qui veulent militer avec nous, à l'intersection des luttes féministes, anti-capitalistes, anti-racistes et LGBTQI+ et écologistes
Notre féminisme est révolutionnaire, parce que nous visons les structures et systèmes des oppressions et des dominations. Les oppressions engendrées par le patriarcat ne pourront cesser dans une société capitaliste, société qui se fonde sur les inégalités et l'exploitation des un.e.s par les autres.

Le capitalisme s'est développé notamment grâce au travail domestique et gratuit des femmes qui a rendu disponibles les hommes pour le travail salarié. Désormais entrées sur le marché du travail, les femmes continuent d'être maintenues sur des postes peu valorisés socialement et financièrement. Cela signifie davantage de précarité, de chômage, de postes à temps partiels, des salaires moins élevés, auxquels s'ajoutent le travail domestique et l'éducation des enfants, encore très inégalitairement partagés. Nous militons pour défendre le droit de chacune à disposer des ressources matérielles nécessaires à une vie digne et choisie.

Cela ne signifie pas pour autant que nous ne défendons pas les avancées des droits en matière de féminisme. Mais nous sommes conscientes que ces droits restent inégalitaires et ne permettront pas le changement radical nécessaire à notre émancipation.

Nous pensons que ce changement ne peut se faire qu'en mettant fin au système capitaliste.

Notre féminisme est antiraciste. Le féminisme ne peut être pensé indépendamment des autres rapports de domination : l'exploitation économique, mais aussi le racisme. Nous luttons contre le racisme d'État, qui ferme les frontières, véhicule des discours islamophobes, discrimine et exploite davantage les personnes racisées... Les femmes racisées sont plus sujettes à être précaires. Nous militons donc contre un féminisme blanc et bourgeois qui, au motif de les libérer, invisibilise les femmes racisées et favorise un discours raciste.

Pour nous, le féminisme et l'anti-racisme doivent donc avancer ensemble pour une véritable justice sociale.

Notre féministe est en lien avec les questions LGBTQI+. Pour nous, politiques féministe et LGBTQI+ vont de paire. Nous dénonçons les oppressions et les assignations de genre et d'orientations sexuelles, auxquelles le système politique et capitaliste participe largement. Les violences physiques, morales et administratives sur les personnes LGBTQI+ sont inacceptables. La hausse ces dernières années des agressions et des meurtres LGBTQIphobes n'est pas sans lien avec une validation implicite de l'État. Les personnes trans doivent subir un parcours judiciaire, médical et psychiatrique qui est lourd, honteux et infantilisant. Nous sommes contre les mutilations et les traitements médicaux imposés aux personnes intersexes. Les discriminations de l'État se manifestent encore dans la loi sur la PMA, qui oblige les couples lesbiens à faire figurer le mode de conception de leur enfant sur son acte de naissance, là où les couples hétéros pourront choisir de ne pas le faire. De même, cette loi ne permet pas aux personnes trans et intersexes d'avoir accès à la PMA. Enfin, nous refusons une utilisation de la lutte gay à des fins politiques et une récupération de ses symboles comme argument de vente.

Notre féminisme est écologiste. Pendant que les plus riches polluent, les gouvernements culpabilisent les plus pauvres et les plus précaires de leur consommation (les 10% les plus riches sont responsables des 50% des émissions de CO2). Nous sommes contre ces politiques individuelles et moralisatrices. Il ne faut pas perdre de vue que ce sont les plus grandes entreprises et les personnes qui détiennent les richesses et pouvoirs économiques et politiques qui sont responsables du réchauffement climatique, des pollutions des terres... Leur profit passe avant notre santé. Le problème écologiste touche principalement les femmes : elles représentent 80% des réfugié·e·s climatiques et sont également les personnes les plus précaires et donc les premières victimes d'un système qui nous met tou·te·s en danger.

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Notre collectif est mixte. Toutefois l'aménagement de temps en non mixité est pour nous un outil fondamental et nécessaire pour soutenir la prise de parole et construire nos luttes.
C'est un espace de débat constant : nous pensons ce collectif comme un espace de formation collective continue, qui permette à chacun·e de s'exprimer. Cet espace nous permettra aussi de penser des actions pour s'engager collectivement dans les luttes.

Notre collectif est indépendant des institutions et auto-organisé.

Source : message reçu le 10 septembre 12h

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